Euroligue |
Championnat d'Europe des Nations
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Coupe de France
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Championnat de France |
Tournoi de la Fédération vainqueur 1994, 1997 et 1998 (Valenciennes) vaiqueur 1999 et 2000 (Bourges) vainqueur 2002, 2003, 2004 et 2005 (Valenciennes) |
Open LFB
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Distinctions individuelles
MVP Espoir du championnat 1995
MVP du tournoi de la fédération 1997
Meilleure interceptrice du championnat 1999
Meilleure passeuse du championnat 2001, 2002, 2003
MVP All Star Game 2003
MVP Francaise du championnat 2004
Ce fut un jour comme les autres dans les Ardennes. Un jour d'octobre 1976 à Charleville-Mézières. Ce jour où les Américains partent à la conquète du gros légume rond et orange, qu'Audrey poussait ses premiers cris. Un prélude à la révolte qu'elle allait faire sonner dans le basket féminin?
Le basket l'a berçée, elle en a fait sa destinée... Des débuts précoces au club St Jacques sport de Reims relégué rapidement par le centre espoir régional haut niveau, c'est sûr Audrey est tombé dedans quand elle était petite. Mais aurait-il pu en être autrement avec un père ancien pro (aujourd'hui entraineur de Reims en national1F), et une mère également dans le milieu?... La suite passe par l'incontournable INSEP dont elle sort aprés 3 ans en 1993. Plutôt discrète en cours, elle explose sur les parquets...
Direction Valenciennes. Repoussées les propositions de Mirande, ses débuts en ligue féminine auront lieu sous la baguette de Marc Silvert. Audrey fait des choix et visiblement les bons. Vainqueur du tournoi de la fédération et championne de France à 18 ans, elle impressionne. La jeune arrière nordiste va pouvoir commencer son irrésistible ascension vers les sommets du basket féminin. Seulement aprés cinq saisons, elle met les voiles et s'apprète à rallier Madrid. "C'est fatiguant d'arriver à chaque fin de saison avec des résultats et des problèmes similaires dans l'équipe. J'avais réussi à m'imposer mais à un moment donné, j'ai eu envie de tout remettre en question. J'avais besoin de me prouver que je pouvais avoir ce rôle ailleurs." Chance ou malchance, au dernier moment forfait du club et Audrey, un peu obligée, signe chez les soeurs ennemies...
La parenthèse berruyère ne reflètera que trop l'echec dans la quête du Graal européen aussi bien en club qu'avec l'équipe nationale (vice championne d'Europe lors de l'Euro 99). Eliminée en quart de finale l'année précédente, Ruzomberok la prive de l'Euroligue aprés deux prolongations en 2000. Elle raflera à deux reprises le doublé championnat-tournoi de la fédération et la grosse entorse à la cheville (souvenir du all star game) en novembre 99, ne l'empèche pas de s'imposer définitivement comme une des meilleures joueuses françaises. Pourtant l'expérience reste mitigée..."Sur le plan humain, je ne m'en suis pas cachée, je n'ai pas vécu que de bonnes choses. Pourtant j'attache beaucoup d'importance aux relations humaines. J'ai besoin de me sentir bien dans un groupe et d'être gaie parce que j'aime jouer aux basket avec le sourire." Un sourire certes, mais c'est de son franc parlé dont le CJMBB fait les frais. Les concessions, Audrey ne connait pas et finalement c'est bien mieux comme ça.
Signes distinctifs
Pendue au téléphone portable... ou en train de discuter.
Le sourire.
Parmi les dernières à descendre du bus et évidemment parmi les dernières à y remonter lors des campagnes avec l'équipe de France..
Dispo (autographes, photos...) coute que coute.
Cigare à la bouche et filet autour du cou lors des grandes victoires.
Roule avec de belles voitures par exemple BMW 320d (si vous la voyez au volant d'une "caisse" de seconde zone c'est sûr c'est pas la sienne!).
Change de coupe de cheveux tous les six mois.
Rituels
Le plus insolite : Se brosser les dents juste avant les matches.
Le plus sexy : Rentrer le bord de son maillot au niveau de ses épaules et le coincer sous sa brassière.Là on se dit qu'Audrey a bien de la chance qu'au basket les maillots n'aient pas de manches...
Le plus coquin : Taper délicatement dans le bas du dos des arbitres avec un grand sourire pour clore toute contestation vis-à-vis de leur décision.
Le plus discret : cogner le bout de ses chaussures contre le parquet durant les quelques secondes de répit qui accompagne par exemple les lancers francs...
Le plus dangereux : Le découpage du filet qui une fois achevé s'en suit immédiatement d'un geste de joie déclenchant une profonde inquiètude: les ciseaux vont-ils encore miraculeusement pouvoir rester dans sa main ?!
Le plus technique : Faire un noeud avec son bas de survêtement avant d'entrer sur le terrain. Rapide, précis et utile pour le reconnaitre...
Le plus parlant : Commencer la majorité de ses phases par " je crois que... " ou " c'est vrai que... " pendant les interviews, qui prolifèrent en masse à la télévision!!! Une marque de son assurance habituelle...
Championne d'Europe avec l'équipe de France, double championne d'Europe avec Valenciennes, championne de France à huit reprises et j'en passe, Audrey Sauret-Gillespie est un monument du basket féminin francais. A 30 ans (elle est née le 31 octobre 1976 à Charleville-Mézières), elle a déja parcouru un long chemin :
1990-1993 : INSEP - France
1993-1998 : US Valenciennes Orchies - France
1998-2000: CJM Bourges Basket - France
2000-2005 : US Valenciennes Olympique - France
2005-2007 : UMMC Ekaterinbourg - Russie
Culminant à 1.80m, ce qui peut paraître petit pour ceux qui baignent en permanence dans le basket mais qui représente un bon nombre de cm au dessus de la moyenne, Audrey s'appuie sur une grosse condition physique et une formidable vision du jeu. Sa polyvalence et son leadership, lui permettent d'être aussi efficace à deux postes de jeu, jonglant sans cesse entre arrière (2) et meneuse(1).
Mais Audrey c'est aussi une basketteuse qui au delà de ses performances sportives fait couler beaucoup d'encre. Un tempérament sans concession, une grande génerosité tant sur le terrain qu'en dehors, un sourire dont certains lui reprochent de ne jamais se séparer. "Ce n'est pas parce que je décroche un sourire sur le terrain que je ne suis pas sérieuse. J'ai envie de dégager quelque chose et de faire partager mon métier tout simplement." Audrey a su imposer sa singularité dans le basket français, parce qu'avant d'être un caractère bien trempé, elle est une championne d'exception qui fait des merveilles avec un ballon dans les mains...
Les JO de Sydney ou le rêve brisé de 12 futures filles en Or. Finalement l'histoire voudra que l'on retienne ce quart de finale raté et les larmes de déception avec comme seule satisfaction la distinction de meilleure nation européenne bien loin du podium tant esperé.
Elle s'en est donc allée au Nord, retrouver la joie de jouer et déterminée à faire taire les vieux démons. Le basket féminin français atteignait les sommets avec une finale de l'Euroligue franco-française. L'hégémonie de Bourges était déja menacée, pourtant les titres de vainqueurs de la coupe et de championnes de France n'allait être qu'un aperçu de la puissance d'une équipe avec le sourire emmenée par Audrey Sauret !
Déjà les championnats d'Europe à domicile se profilaient et Audrey défiait les "autorités" pour aller réaliser ses rêves. La WNBA n'avait jamais autant intéressé que depuis ce jour où l'Ardennaise eût posé ses bagages un été au pays de Jordan. Cependant, elle est là, et heureusement, quand débute, à Orléans, l'ascension extraordinaire vers le toit de l'Europe. Le filet d'un panier d'Antarès accroché à son porte manteau n'effacera pas, néanmoins, le malaise dans lequel on l'a plongé en attendant un certain dimanche de septembre 2001.
Et Valenciennes et sa capitaine apprirent à gagner les finales. On la croyait infatigable, à fond même à l'entrainement " Nous, on fait un footing de récupération, Audrey fait du sprint !" (dixit Edwige Lawson). C'en était trop, les vacances au soleil, elle les prendraient enfin. Ce n'était que pour mieux revenir. Quatre défaites dont une seule face à Bourges pour 2001-2002, les titres tombent...coupe de la fédération, coupe de France, euroligue et championnat. Un grand chelem et surtout l'image d'une reine d'Europe qui s'écroule en larmes au coup de sifflet final un 28 avril 2002. "Ca fait tellement longtemps que l'on attendait ce trophée. C'est le plus beau jour de ma vie. Ce succés restera à jamais gravé dans ma mémoire."
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